jeudi 3 décembre 2015

Jeudi 3 décembre 2015 au Colisée  de Mascara  à 18h00
 

  Projection du film 
 

 "Une merveilleuse histoire du temps"

 


Une merveilleuse histoire du temps ou La Théorie de l'univers au Québec (The Theory of Everything) est un film biographique britannique réalisé par James Marsh, sorti en 2014. Il narre la vie du physicien et cosmologiste Stephen Hawking, en particulier sa jeunesse.

Il s'agit de l'adaptation par Anthony McCarten des mémoires Travelling to Infinity: My Life with Stephen écrites en 2008 par la première femme de Hawking, Jane Wilde.

Le titre en français fait référence à l'ouvrage phare de vulgarisation écrit par Hawking en 1988, Une brève histoire du temps. Le titre en anglais, The Theory of Everything, est un clin d'œil à ce que les physiciens appellent la théorie du tout qui unifierait hypothétiquement l'ensemble des règles de la physique moderne, notamment les théories sur la gravitation (l'infiniment grand) avec celles de la physique quantique (l'infiniment petit).

Présenté au festival international du film de Toronto 2014, le film a depuis reçu de nombreuses distinctions, récompensant notamment les interprétations des deux acteurs principaux, Eddie Redmayne et Felicity Jones. Il est nommé à cinq Oscars, dont celui du meilleur film.

Synopsis

Le film narre la première partie de la vie du physicien théoricien Stephen Hawking, sa rencontre avec sa première épouse, Jane, ses premières découvertes, son doctorat et ses succès en physique cosmologiste, et son diagnostic de sclérose latérale amyotrophique, une maladie neurodégénérative touchant les neurones moteurs mais épargnant les fonctions cognitives.

Résumé détaillé

En 1963, Stephen Hawking (Eddie Redmayne) étudie l'astrophysique à l'université de Cambridge et fait la rencontre d'une étudiante en lettres, Jane Wilde (Felicity Jones). Alors qu'il excelle en mathématiques et en physique, il n'a pas encore définit le sujet de sa thèse, ce qui préoccupe ses amis et professeurs. C'est en assistant à une conférence du mathématicien Roger Penrose sur les trous noirs qu'il comprend que ces derniers pourraient jouer un rôle dans la naissance de l'univers, et décide d'entreprendre sa thèse sur le temps.

Alors qu'il continue ses recherches, Stephen voit apparaître des troubles musculaires de plus en plus nombreux, jusqu'à ce qu'il chute violemment sur la tête. Il apprend qu'il est atteint d'une sclérose latérale amyotrophique, il ne lui reste plus qu'environ deux ans à vivre. Le diagnostic est terrible, Stephen tombe en dépression mais Jane lui confesse son amour. La jeune femme est décidée à combattre la maladie avec lui. Le couple se marie et a un enfant, Robert.

L'état de Stephen se dégrade mais son mariage le pousse à poursuivre sa thèse. Lors de la soutenance, sa théorie d'un trou noir à l'origine de l'univers est jugée brillante. Cependant, il réalise rapidement qu'il ne pourra plus marcher et doit utiliser un fauteuil roulant. Le couple a un second enfant, Lucy. Stephen développe une nouvelle théorie sur la visibilité des trous noirs, qui deviendra l'une de ses plus grandes réalisations et fera de lui un physicien renommé, l'évaporation des trous noirs. Cependant, la situation devient de plus en plus insupportable pour Jane, qui ne parvient pas à concilier ses enfants, la santé de Stephen et sa propre thèse. Sur les conseils de sa mère, elle rejoint la chorale de l'église et y rencontre Jonathan Jones (Charlie Cox). Jane l'emploie pour enseigner le piano à son fils. Jonathan propose son aide au couple et s'attache rapidement à la famille.

Jane est enceinte d'un troisième enfant, Timothy, mais les parents de Stephen voit d'un mauvais œil la situation. Ils soupçonnent Jonathan d'être le père de cet enfant. Celui-ci surprend la conversation entre Jane et la mère de Stephen. Jane rejoint alors Jonathan et ils s'avouent les sentiments qu'ils ressentent l'un pour l'autre. Jonathan décide de s'éloigner de la famille mais Stephen lui demande son aide. Alors que Jane et Jonathan emmènent les enfants faire du camping, Stephen est invité à un concert à Bordeaux, où il contracte une pneumonie. Jane le rejoint à l'hôpital et accepte une trachéotomie, opération nécessaire mais qui le laissera incapable de parler.

Remis de son opération, Stephen apprend à s'exprimer avec un tableau et rencontre Elaine Mason (Maxine Peake), sa nouvelle infirmière de qui il tombera amoureux. Il reçoit rapidement un dispositif lui permettant d'écrire sur un ordinateur avec un commutateur dans sa main, tandis qu'un synthétiseur vocal parle pour lui, lisant ce qu'il vient de taper. Il décide alors d'écrire un livre, Une brève histoire du temps, ouvrage qui connaîtra un grand succès.

Stephen annonce à Jane qu'il a été invité aux États-Unis pour une conférence et qu'il partira avec Elaine. Le couple se sépare et Jane rejoint Jonathan. À cette conférence, Stephen prononce un remarquable discours sur l'activité humaine, la vie et l'espoir, alors qu'il se souvient à quel point sa maladie l'a affecté, en voyant un stylo tombé au sol qu'il ne peut ramasser.

Fait commandeur de l'ordre de l'Empire britannique, il invite Jane à rencontrer la reine. Dans les jardins du Palais de Buckingham, Stephen, Jane et leurs trois enfants sont réunis. Un retour en arrière dans le temps montre tous les événements vécus par le couple depuis leur première rencontre en 1963.

Fiche technique

    Titre original : The Theory of Everything
    Titre français : Une merveilleuse histoire du temps
    Titre québécois : La Théorie de l'univers
    Réalisation : James Marsh
    Scénario : Anthony McCarten, d'après Travelling to Infinity: My Life with Stephen de Jane Wilde Hawking
    Direction artistique : John Paul Kelly
    Costumes : Steven Noble
    Montage : Jinx Godfrey
    Musique : Jóhann Jóhannsson
    Photographie : Benoît Delhomme
   
 
 
Distribution

    Eddie Redmayne (VF : Théo Frilet et VQ : Xavier Dolan-Tadros) : Stephen Hawking
    Felicity Jones (VF : Capucine Delaby et VQ : Rachel Graton) : Jane Wilde Hawking
    Charlie Cox (VF : Gilduin Tissier et VQ : Nicolas Charbonneaux-Collombet) : Jonathan Jones
    Emily Watson (VF : Sabine Héraud) : Beryl Wilde
    Simon McBurney (VF : Yann Guillemot et VQ : François Sasseville) : Frank Hawking
    David Thewlis (VF : Bernard Gabay et VQ : Marc-André Bélanger) : Dennis Sciama
    Maxine Peake (VF : Vanina Pradier) : Elaine Mason
    Harry Lloyd (VF : Alexis Ballestros et VQ : Patrice Dubois) : Brian
    Guy Oliver-Watts : George Wilde
    Abigail Cruttenden : Isobel Hawking
    Charlotte Hope : Phillipa Hawking
    Lucy Chappell (VF : Nathalie Duverne) : Mary Hawking
    Christian McKay (VF : Mathias Kozlowski) : Roger Penrose
    Enzo Cilenti : Kip Thorne
    Georg Nikoloff : Isaak Khalatnikov
    Alice Orr-Ewing : Diana King
    Frank Lebœuf : un médecin
    ainsi que la voix artificielle de Stephen Hawking

Production
Développement

La genèse du film s'étend sur une dizaine d'années. Anthony McCarten, scénariste et producteur, voue un intérêt particulier au travail du professeur Hawking, notamment à l'écriture de son ouvrage phare Une brève histoire du temps de 19886. En 2004, après la lecture des mémoires Travelling to Infinity: My Life with Stephen écrites par Jane Wilde Hawking sur son mariage avec Stephen, il envisage une adaptation du livre et en entreprend l'écriture. En 2009, il rencontre la productrice Lisa Bruce qui adhère au projet7. Ce n'est que trois ans plus tard que McCarten et Bruce obtiennent l'accord de Jane et Stephen Hawking8.

Tournage

Le tournage du film commença en septembre 2013 au Royaume-Uni, notamment à Cambridge, et dura neuf semaines.

La scène du bal de fin d'année, se déroulant en 1963, est tournée entre le 23 et le 27 septembre 2013 au St John's College (New Court). Stephen Hawking se rendit sur le tournage et échangea quelques mots avec les deux acteurs Eddie Redmayne et Felicity Jones. Il s'agit de la dernière scène tournée en plein air, suivie le jour suivant d'une scène dans un amphithéâtre, le reste du tournage étant réalisé en studios. Le feu d'artifice visible dans cette scène a été conçu par Titanium Fireworks, société qui avait été choisie pour les Jeux olympiques d'été de 2012 à Londres9.


Le compositeur islandais Jóhann Jóhannsson a réalisé la bande originale du film, collaborant pour la première fois avec James Marsh. Le réalisateur l'avait rencontré quelques années auparavant et avait apprécié son travail. Cependant, la production était quelque peu réticente du fait du manque d'expérience de Jóhannsson dans ce domaine11. Néanmoins, il avait déjà été choisi pour composer la musique du thriller acclamé par la critique Prisoners, par exemple12. James Marsh dira du travail du compositeur « Il l'a fait d'une belle manière, avec un mélange original d'instruments. (...) Pour moi, ça a rafraîchit tout le film, c'est une musique superbe et appropriée pour notre film. »11.

La bande originale a été enregistrée en partie aux studios Abbey Road à Londres. L'album est paru le 4 novembre 2014, édité par Back Lot Records13. Celle-ci est nommée entre autres à l'Oscar de la meilleure musique de film et remporte le Golden Globe en 2015.

Plusieurs morceaux, non inclus dans la bande originale, sont utilisés pour différentes scènes. Notamment, le morceau Arrival of the Birds du groupe The Cinematic Orchestra est joué lors de la scène finale qui est un retour en arrière dans le temps jusqu'au moment où Stephen rencontre Jane pour la première fois.


Accueil
Box-office
Dans le monde entier, les recettes du film s'élèvent à environ 122 000 000 US$, dont 36 000 000 US$ aux États-Unis et au Canada et 32 000 000 US$ au Royaume-Uni.
En France, le long-métrage connaît un succès plus limité. Il réalise environ 212 000 entrées, se classant en septième position du box-office français la semaine de sa sortie avec 98 000 entrées .

Accueil critique
Le site Rotten Tomatoes indique un score de 80% d'avis favorables parmi les critiques et une note moyenne de 7,3/10, en accord avec un score de 84% parmi le public. Les critiques s'accordent à dire que le film s'appuie sur le travail de James Marsh à la réalisation et la force des deux personnages principaux. Le long-métrage se voit attribuer un score moyen de 72/100 (« globalement favorable ») par le site Metacritic, basé sur 47 critiques, ainsi qu'une note de 7,7/10 parmi les utilisateurs.

Parmi les critiques positives, Franck Nochi du Monde salue la performance d'Eddie Redmayne dans le rôle de Stephen Hawking : « Ce qu'accomplit Eddie Redmayne est prodigieux. ». De même, Yann Tobin de Positif, évoque « l'ébouriffante interprétation d'Eddie Redmayne » ainsi qu' « une mise en scène dotée d'un certain panache ». En revanche, Clément Ghys de Libération déplore à la fois le jeu d'acteur de Redmayne, affirmant que « l'esprit d’imitation permanente est, sinon lassant, franchement pénible », et une mise en scène trop lisse, évoquant une « fade rom-com » et un « film pétri de bons sentiments et d’un manque fâcheux de réflexions sur la science ». En effet, d'autres critiques regrettent le fait que le film se focalise majoritairement sur la vie sentimentale d'Hawking, traitant trop peu de la nature de ses recherches et de sa carrière en tant que physicien. Dennis Overbye du New York Times écrit ainsi : « Le film ne mérite aucun prix pour sa description superficielle du travail scientifique du docteur Hawking, laissant les spectateurs dans l'ignorance quant aux raisons exactes de sa célébrité. Au lieu de montrer à quel point il a bouleversé les notions d'espace et de temps, il traite des aspects religieux soulevés par son travail (...) ».

Distinctions
Récompenses
  • Festival du film de Hollywood 2014 : Hollywood Breakout Performance Award pour Eddie Redmayne
  • Festival du film Nuits noires de Tallinn 2014 : meilleur acteur pour Eddie Redmayne
  • New York Film Critics Online Awards 2014 : meilleur acteur pour Eddie Redmayne
  • Women Film Critics Circle Awards 2014 : meilleur acteur pour Eddie Redmayne
  • British Academy Film Awards 2015 :
    • Meilleur film britannique
    • Meilleur acteur pour Eddie Redmayne
    • Meilleur scénario adapté pour Anthony McCarten
  • Golden Globes 2015 :
    • Meilleur acteur dans un film dramatique pour Eddie Redmayne
    • Meilleure musique de film pour Jóhann Jóhannsson
  • Saturn Awards 2015 : meilleur film international
  • Screen Actors Guild Awards 2015 : Meilleur acteur pour Eddie Redmayne
  • Oscars du cinéma 2015 : Oscar du meilleur acteur pour Eddie Redmayne
  • David di Donatello 2015 : Meilleur film de l'Union européenne
Nominations et sélections
  • Festival international du film de Toronto 2014 : sélection « Special Presentations »
  • British Academy Film Awards 2015 :
    • Meilleur film britannique
    • Meilleur réalisateur pour James Marsh
    • Meilleure actrice pour Felicity Jones
    • Meilleurs costumes pour Steven Noble
    • Meilleurs maquillages et coiffures pour Jan Sewell
    • Meilleur montage pour Jinx Godfrey
    • Meilleure musique de film pour Jóhann Jóhannsson
  • Critics' Choice Movie Awards 2015 :
    • Meilleur film
    • Meilleur acteur pour Eddie Redmayne
    • Meilleure actrice pour Felicity Jones
    • Meilleur scénario adapté pour Anthony McCarten
    • Meilleure musique de film pour Jóhann Jóhannsson
  • Golden Globes 2015 :
    • Meilleur film dramatique
    • Meilleure actrice dans un film dramatique pour Felicity Jones
  • Oscars du cinéma 2015 :
    • Meilleur film
    • Meilleure actrice pour Felicity Jones
    • Meilleur scénario adapté pour Anthony McCarten
    • Meilleure musique de film pour Jóhann Jóhannsson
  • Satellite Awards 2015 :
    • Meilleur film
    • Meilleur acteur pour Eddie Redmayne
    • Meilleure actrice pour Felicity Jones
    • Meilleur scénario adapté pour Anthony McCarten
    • Meilleure photographie pour Benoît Delhomme
  • Screen Actors Guild Awards 2015 :
    • Meilleure actrice pour Felicity Jones
    • Meilleure distribution


 


 

jeudi 26 novembre 2015

Jeudi 26 novembre  2015 au Colisée  de Mascara  à 18h00

  Projection du film
 "Amadeus"

Amadeus est un film américain de Miloš Forman, sorti en 1984, et repris en 2002 dans une version director's cut rallongée de vingt minutes. Adaptée de la pièce de théâtre éponyme de Peter Shaffer, qui signe également le scénario du film, l’histoire s'inspire librement d'une courte pièce de Pouchkine, Mozart et Salieri (1830).
Le film fut nommé pour 53 prix et en reçut 40, dont huit Oscars (incluant l’Oscar du meilleur film), quatre British Academy Film Awards, quatre Golden Globes, et un DGA Award. En 1998, l’American Film Institute a classé Amadeus 53e sur son top 100 des films.

Résumé

Vienne, novembre 1823. Au cœur de la nuit, un vieil homme égaré clame cette confession : « Pardonne, Mozart, pardonne à ton assassin ! ». Sa chambre étant verrouillée, ses serviteurs tentent de l’allécher avec des friandises mais n’entendent que des sons étouffés suivis d’un cri tranchant. La porte enfoncée, ils se trouvent nez à nez avec le vieillard noyé de sang. Cet homme est Antonio Salieri, jadis musicien réputé et compositeur de la Cour.

Dès l’enfance, il s’est voué tout entier au service de Dieu, s’engageant à le célébrer par sa musique au prix d’un incessant labeur et de sa chasteté. Pour prix de ses sacrifices, il réclame la gloire éternelle. C’est alors que le monde entend parler d’un garçon du nom de Wolfgang Amadeus Mozart, guidé à travers toute l’Europe par son père Leopold. Son brio enchante les plus hautes sommités. En revanche, Salieri est déçu par son propre père, qui méprise ses ambitions musicales ; sa mort accidentelle permettra à son fils d’entamer une carrière au faîte de laquelle on le nomme compositeur de la cour de l’empereur mélomane Joseph II. Son talent lui vaut durant quelques années les plus hautes distinctions.

En 1781 cependant, un jeune homme fait irruption à Vienne, précédé d’une flatteuse réputation, mais sans grande éducation. Mozart est en voie de devenir le plus grand compositeur du siècle. Quand on a du talent mais qu’on est confronté au génie, comment survivre ? Comprenant la menace que représente le jeune Mozart, Salieri essaie de l’évincer tout en l’approchant pour savoir pourquoi il est si doué.

Fiche technique

Réalisation : Miloš Forman
Scénario : Peter Shaffer d'après sa pièce de théâtre
Musique : Wolfgang Amadeus Mozart, Johann Sebastian Bach, Antonio Salieri
Coordinateur de la musique : John Strauss
Décors : Patrizia von Brandenstein
Costumes : Theodor Pistek
Photographie : Miroslav Ondříček

Distribution : 
F. Murray Abraham : Antonio Salieri
Tom Hulce : Wolfgang Amadeus Mozart
Elizabeth Berridge  : Constanze Mozart
Simon Callow  : Emanuel Schikaneder
Roy Dotrice  : Leopold Mozart
Christine Ebersole : Katharina Cavalieri
Jeffrey Jones : l’empereur Joseph II
Charles Kay : Comte Orsini-Rosenberg
Nicholas Kepros  : Hieronymus von Colloredo, prince-archevêque de Salzbourg
Jonathan Moore : Baron Van Swieten
Patrick Hines  : Kappelmeister Bonno
Kenny Baker : le commandeur
John Strauss (en) : le chef d’orchestre
Cynthia Nixon  : Lorl, la servante recrutée par Salieri

Tournage

Quasiment inchangé depuis le XVIIIe siècle, c’est le théâtre baroque Tyl qui fut utilisé pour les séquences d’opéra.
Les prises de vue de l’opéra Don Giovanni ont été filmées sur la scène même où s’est déroulée la première de l’opéra.
Seuls quatre lieux furent tournés en studio : la chambre d’hôpital de Salieri, l’appartement de Mozart, l’escalier et le théâtre de vaudeville. Les autres prises de vue ont été faites en décor naturel. La lumière est entièrement naturelle.
On préféra Prague à Vienne pour le tournage non seulement parce qu’elle offrait moins d’éléments contemporains, mais aussi parce que Forman y a passé une grande partie de sa vie.
Chaque jour avant et pendant le tournage, Tom Hulce passa quatre heures à pratiquer le piano pour avoir l’air plus convaincant.
La musique de Mozart accompagne chaque scène.

Extraits musicaux

Le film comporte beaucoup de passages musicaux représentés sur les scènes viennoises : 
L’Enlèvement au sérail : Acte III, Bassa Selim lebe lange
Les noces de Figaro : Acte I, Cinque... dieci... et Acte IV, Gente, gente, all’armi, all’armi
La Flûte Enchantée : Acte II, Der Hölle Rache
La Flûte Enchantée : Acte II, Ein Mädchen oder Weibchen
Concerto pour piano n° 22 mouvement 3
Sérénade "Gran Partita"
Concerto pour piano n° 15 mouvement 3
Requiem (Introitus, Dies irae, Rex tremendae majestatis, Confutatis, Lacrimosa)
Axur, re d'Ormus de Salieri
Concerto pour piano n° 20 mouvements 1 et 2
Don Giovanni : ossia Il dissoluto punito, K.527 - Overture
Don Giovanni : ossia Il dissoluto punito, K.527 - Prague version 1787 - Act 2 a cenar teco m’invitasti
Symphonie n° 25 mouvement 1
Messe en ut mineur de Mozart, Kyrie, andante moderato

Autour du film 
Dans le Top 100 de l’American Film Institute, ce film était classé à la 53e place sur la liste établie en 1998, ce qui en faisait, selon l’American Film Institute, le 53e meilleur film américain de l’histoire du cinéma1.
F. Murray Abraham s'est vu proposer de jouer dans le film durant le tournage de Scarface. Pensant y tenir un second rôle, l'acteur a tout de suite accepté mais, à sa grande surprise, décrocha le premier rôle, celui de Salieri.
Simon Callow connaissait bien le scénario puisqu'il avait lui-même incarné Mozart dans une représentation de la pièce au Royal National Theatre en 1979.
La scène de la conversation entre Salieri et Constance, dégustant un mamelon de Vénus, a été tournée en plusieurs prises. À chacune d'elle, l'actrice Elizabeth Berridge mangeait un nouveau gâteau et a fini par être malade.
Petite anecdote : la scène de la dictée du Requiem fut en grande partie improvisée, ce qui lui donne un caractère unique. Hulce et Abraham avaient chacun une oreillette qui leur transmettait la musique. À un moment, on a l’impression que Mozart est perdu dans ses pensées, mais Hulce a dit que le son ne venait pas et qu’il oubliait ses répliques, d’où les nombreuses interruptions de Abraham/Salieri qui cherchait à reprendre le fil du scénario.
L’idée du rire si particulier est issue des lettres écrites à son sujet. Dans l’une d’elles, on décrit le rire de l’artiste comme une sorte d’« étourdissement contagieux », dans une autre comme « du métal rayant du verre ».
Le film est parodié dans la série Les Simpson, dans l’épisode En Marge de l'histoire en 2004. Bart joue le rôle de Mozart et Lisa le rôle de Salieri. De même dans un épisode de la série Family Guy. On trouve aussi de nombreuses scènes parodiées dans le treizième épisode de la seconde saison de 30 Rock.

Version longue
 Une version longue director’s cut a été présentée à la Berlinale 2002 puis distribuée internationalement2,3. Cette version présente par ailleurs un personnage totalement absent de la version cinéma : Michael Schlumberg, interprété par Kenneth McMillan. Pour la version française, au lieu de seulement doubler les passages inédits, il fut décidé de redoubler entièrement le film, et seuls Luq Hamet et Claude Giraud ont repris leurs places sur Mozart et Joseph II. On notera que Jean Topart, la voix de Salieri, fut contacté pour ce redoublage mais refusa de refaire ce qu’il avait déjà fait.

Libertés par rapport à la réalité 
Ce film ne doit pas être considéré comme une biographie, mais comme une fiction qui s’inspire librement de l’histoire de Mozart, ce qui explique les quelques différences par rapport aux faits.

Par exemple :

C’est Salieri qui est montré commandant le Requiem à Mozart, or on sait qu’il s’agit du comte Franz de Walsegg ;
Salieri n’était pas présent au moment de la mort de Mozart et ne l’a jamais assisté dans l’écriture de sa messe funèbre ;
Les extraits de L'Enlèvement au sérail et de La Flûte Enchantée sont interprétés en anglais et non en allemand, comme dans la version originale ;
Mozart dirige un orchestre, ce qu’il semble n’avoir jamais fait en réalité, à Vienne du moins, puisqu’il n’avait de titre autre que musicien impérial et pas Konzertmeister, titre qu’il recherchait en vain.
À la fin du film, Mozart meurt au petit matin peu après le retour de sa femme et de son fils. En réalité, il serait mort vers cinq minutes après une heure du matin selon le diagnostique du médecin.
Par contre, le jeu de l’acteur correspond à des traits réels de Mozart : il était petit de taille, il le dit dans la correspondance, « demeuré enfant » selon sa sœur, joyeux et plaisantant sans cesse, assez dur de jugement à l’égard des collègues, peu courtisan selon Grimm, pas à même de gérer sa carrière selon son père, qui le précise dans une lettre qu’il envoie à son fils lors de son installation à Vienne et de la rupture des relations.

Accueil

Le film fut un certain succès en France. Recueillant 51 millions de $ aux USA, il a dépassé 4 585 292 entrées au cinéma en France en 1984.

Il a reçu un accueil critique très favorable, recueillant 95 % de critiques positives, avec une note de 8,6/10 sur Rotten Tomatoes, basé sur 75 avis[réf. nécessaire].

Distinctions

Hulce et Abraham furent tous deux nommés pour l’Oscar et le Golden Globes du meilleur acteur pour le même film. Abraham obtint la plupart des prix, dont l’Oscar et le Golden Globe4.

Récompenses

Oscars du cinéma - 1985 (10 propositions / 8 remportés)
Meilleur film
Meilleur réalisateur : Miloš Forman
Meilleur scénario adapté : Peter Shaffer
Meilleur acteur : F. Murray Abraham
Meilleure direction artistique : Karel Cerny, Patrizia von Brandenstein
Meilleure création de costumes : Theodor Pistek
Meilleur maquillage : Dick Smith, Paul LeBlanc
Meilleur son : Tom Scott, Chris Newman, Mark Berger, Todd Boekelheide
Directors Guild of America Awards - 1985
Meilleur réalisateur : Miloš Forman et son assistant-réalisateur Michael Hausman
César du cinéma - 1985
Meilleur film étranger
Golden Globes - 1985 (5 propositions)
Meilleur réalisateur : Miloš Forman
Meilleur acteur dans un film dramatique : F. Murray Abraham
Meilleur film dramatique
Meilleur scénario : Peter Shaffer
BAFTA Awards - 1986
Meilleure photographie : Miroslav Ondricek
Meilleur montage : Michael Chandler et Nena Danevic
Meilleurs maquillages et coiffures : Dick Smith et Paul LeBlanc
Meilleur son : John Nutt, Christopher Newman et Mark Berger
American Film Institute - 1998
53e dans la liste des 100 Greatest American Movies1
Los Angeles Film Critics Association Awards - 1984
Meilleur film
Meilleur acteur : F. Murray Abraham
Meilleur réalisateur : Miloš Forman
Meilleur scénario : Peter Shaffer
Propositions de récompenses

Oscars du cinéma - 1985
Meilleure photographie : Miroslav Ondricek
Meilleur acteur : Tom Hulce
Meilleur montage : Michael Chandler, Nena Danevic
BAFTA Awards - 1986
Meilleur film
Meilleur acteur : F. Murray Abraham
Meilleur scénario adapté : Peter Shaffer
Meilleurs costumes : Theodor Pistek
Meilleure direction artistique : Patrizia von Brandenstein
Golden Globes - 1985 (5 propositions)
Meilleur acteur dans un film dramatique : Tom Hulce
Meilleur acteur dans un second rôle : Jeffrey Jones

jeudi 19 novembre 2015

Jeudi 19 novembre  2015 au Colisée  de Mascara  à 18h00

  Projection du film documentaire
 "Eau argentée, Syrie autoportrait"

Eau argentée, Syrie autoportrait (arabe : ماء الفضة, Ma'a al-Fidda), aussi intitulé Eau argentée, est un film documentaire franco-syrien réalisé par Oussama Mohammad et Wiam Simav Bedirxan, sorti en 2014.
Formé à partir de vidéos postées sur Internet, le film traite de la guerre en Syrie. Bedirxan et Mohammed ne se sont rencontrés qu'une seule fois, lorsque Bedirxan a réussi à s’échapper de Homs pour assister à la première du film en France, au festival de Cannes 2014. Mohammed avait présenté au festival de Cannes 2011 un court métrage intitulé L’Adolescent et la botte, qui évoquait les humiliations subies par un jeune garçon arrêté par les forces de sécurité de Bachar el-Assad. Le titre renvoie au nom de la réalisatrice Wiam Simav Bedirxan, où Simav est la traduction kurde d'« eau argentée. »

Synopsis
Le film aborde, par des dizaines de vidéos YouTube amateurs compilées, la guerre civile syrienne. Il narre la destruction et les atrocités commises lors de la guerre, filmées par des téléphones mobiles et postées sur Internet, compilées avec des plans tournés par Wiam Bedirxan pendant le siège de Homs (2011-2014). Le montage a été réalisé en association avec Ossama Mohammed, en exil à Paris, et les deux réalisateurs expriment leurs impressions personnelles.

Fiche technique
  • Titre : Eau argentée, Syrie autoportrait
  • Titre alternatif : Eau argentée
  • Titre original : ماء الفضة, Ma'a al-Fidda
  • Titre international : Silvered Water, Syria Self-Portrait
  • Réalisation : Oussama Mohammad et Wiam Simav Bedirxan

Distinctions
Récompenses
  • Festival du film de Londres 2014 : Grierson Award
Nominations et sélections
  • Festival de Cannes 2014 : sélection hors compétition « Séances spéciales »
  • Festival international du film de Locarno 2014 : sélection « I film delle giurie »
  • Festival international du film de Toronto 2014 : sélection « TIFF Docs »