mercredi 7 décembre 2016

Jeudi 7 décembre 2016 au Colisée  de Mascara  à 18h00



Projection du film "Le gouffre aux chimères"





Le Gouffre aux chimères (titre original Ace in the Hole, puis retitré The Big Carnival) est un film américain réalisé en 1951 par Billy Wilder; c'est aussi, de tous ses films, celui qu'il préférait.

Synopsis

Charles Tatum est un reporter plein d'ambition et sans scrupules qui s'est déjà fait renvoyer à plusieurs reprises de grands journaux du pays. Au début du film, il travaille pour le journal local d'Albuquerque, mais au bout d'un an il n'a toujours rien eu de sensationnel à se mettre sous la dent. Alors qu'il est envoyé couvrir une chasse au crotale, il apprend qu'un homme est bloqué dans la galerie d'une montagne (qui abrite des tombes indiennes vieilles de quatre cents ans) où il cherchait des poteries et autres bijoux indiens enfouis pour ensuite les vendre à un bon prix.
Heureux de tenir enfin une « vraie histoire » et flairant tout le parti journalistique qu'il pourra en tirer, Tatum décide de faire en sorte : 1. de couvrir l'évènement en exclusivité et 2. très cyniquement, que le sauvetage dure le plus longtemps possible, car comme le sait tout journaliste un peu expérimenté : "bad news sells best" (une mauvaise nouvelle, c'est ce qui se vend le mieux). Cependant, il va perdre peu à peu le contrôle de la situation…

Fiche technique

Distribution


jeudi 1 décembre 2016

Jeudi 1er  décembre 2016 au Colisée  de Mascara  à 18h00



Projection du film "Le voleur de bicyclette"







Le Voleur de bicyclette (titre original : Ladri di biciclette) est un film italien de Vittorio De Sica sorti en1948. Le film retrace l'histoire d'un père de famille pauvre de l'immédiat après-guerre qui s'est fait voler l'outil de travail indispensable à la survie de sa jeune famille, sa bicyclette.
Adapté pour le cinéma par Cesare Zavattini du roman de Luigi Bartolini avec Lamberto Maggiorani dans le rôle du père désespéré et Enzo Staiola dans le rôle de son courageux jeune fils, Le Voleur de bicyclette est considéré comme un des chefs-d'œuvre du néoréalisme italien.

Synopsis

Antonio Ricci, quarante ans, vit dans une banlieue populaire de Rome, à Val Melaina, avec sa femme et ses deux enfants. Au chômage depuis deux ans, il a finalement la chance de trouver un emploi de colleur d’affiches, à condition qu’il ait une bicyclette. La sienne étant gagée au mont-de-piété, Maria, sa femme, y porte trois paires de draps afin de récupérer l’indispensable vélo. Le lendemain matin, il se rend à son travail, accompagné de Bruno, son fils de 7 ans, qui travaille dans une station-service. Ce même matin, alors qu’il a commencé sa tournée, sa bicyclette lui est volée, anéantissant d’un coup tous ses espoirs. Vainement, il se lance à la poursuite du voleur dans les rues de Rome, il doit se résoudre à porter plainte auprès de la police, qui lui laisse peu d’espoir.
Enzo Staiola dans le rôle de Bruno
Le lendemain dimanche, avec son fils, son ami Baiocco et deux autres compères, ils vont au marché aux puces de laPiazza Vittorio, où pourrait se trouver le voleur désirant vendre le vélo. Ils trouvent un vélo qui semble celui d'Antonio auprès d'un revendeur, font appeler un policier pour vérifier le numéro de série mais il ne correspond pas. Après d’infructueuses recherches, Antonio se rend au marché de Porta Portese et aperçoit le voleur en pleine discussion avec un mendiant. Le garçon s’enfuit et le vieux mendiant ne veut rien dire, Ricci le harcèle jusque dans l’église pendant un office destiné aux pauvres. Le vieil homme ne dit rien et Bruno fait des reproches à son père. Ce dernier, excédé, gifle son fils mais il s'excuse immédiatement.
Antonio demande à son fils de l'attendre près d'un pont pendant qu'il recherche le vieil homme, lorsque soudain il entend les cris de gens qui disent qu'un garçon est en train de se noyer. Se ruant sur les lieux, il se rend compte que ce n'est pas Bruno. Antonio propose à Bruno de déjeuner au restaurant, où ils oublient momentanément leurs problèmes, mais en voyant une riche famille se régalant devant un fin repas, il est de nouveau ramené à sa précarité et torturé par la perspective de redevenir chômeur.
Désespéré, Antonio consulte une voyante qui lui dit : « Tu trouveras ton vélo aujourd'hui, ou jamais ». En quittant la maison, le hasard lui fait retrouver son voleur qui se réfugie dans un bordel. Expulsés par les femmes, les hommes du quartier se liguent contre Ricci qui doit s’en aller. Il va chercher un carabinier, qui inspecte l'appartement du voleur, sans résultat, et explique à Antonio que sans témoin pour lui et avec le voisinage comme alibi pour le voleur, il ne peut rien faire.
Désabusé, il erre avec son fils du côté du Stadio Nazionale PNF où a lieu un match de football, tandis qu'à l'extérieur une nuée de bicyclettes attendent leurs propriétaires sur le parking. Il fait les cent pas distraitement alors que Bruno est assis sur le trottoir, son chapeau dans les mains. Il regarde de nouveau le parking et voit la foule de propriétaires récupérer leur vélo dans un flot ininterrompu. Il se dit que le monde est rempli des bicyclettes des autres. Il se remet à faire les cent pas, angoissé et agité, puis donne à Bruno de l'argent pour prendre le tramway et lui demande de l'attendre à Monte Sacro.
Antonio tourne autour d'une bicyclette qui semble abandonnée et, rassemblant son courage, s'en empare, mais il est rattrapé par des passants. Bruno, qui a raté le tramway, revient vers son père. Malmené par les personnes qui l'ont appréhendé, son chapeau roule par terre. Bruno le ramasse et essaye de le rendre à son père. Finalement, le propriétaire, dans un moment de compassion, décide de ne pas porter plainte, il est relâché, par pitié.
Ricci est libre, honteux, tandis que son fils, en pleurs, tient son chapeau dans la main. Ils se regardent brièvement. Antonio retient ses larmes. Bruno lui prend la main et le film se termine sur l'image de ce père qui continue son chemin vers l'inconnu, le bruit, la foule, la rue, l'incertitude du lendemain la plus totale. Ce film est souvent présenté comme l'archétype du néoréalisme italien.

Fiche technique

Distribution

Production

Une scène du film
Le Voleur de bicyclette est l'œuvre la mieux connue du néoréalisme italien, un mouvement initié par Roberto Rossellini en 1945 avec Rome, ville ouverte et qui tente de donner au cinéma un style beaucoup plus réaliste. De Sica vient tout juste de réaliser le très controversé Sciuscià et il est incapable d'obtenir le soutien financier de studios importants pour son film. Aussi il finance son projet lui-même et avec l'aide d'amis1. Son projet est de montrer le chômage et la pauvreté de l'Italie de l'après-guerre. Pour cela, il choisit un roman de Luigi Bartolini comme base générale pour son scénario qu'il co-écrit avec Cesare Zavattini et d'autres1. Suivant les principes du néoréalisme, De Sica tourne seulement en décors extérieurs naturels dans les rues de Rome (aucune scène en studio) et avec des acteurs non professionnels (Lamberto Maggiorani, par exemple, est un ouvrier d'usine). De Sica cherche à recréer un parallèle entre leurs vies réelles et leurs vies à l'écran toujours dans l'optique de plus de réalisme2. De Sica auditionne Maggiorani alors que ce dernier amène son jeune garçon pour auditionner. Plus tard, il auditionne Enzo Staiola, âgé de huit ans, qu'il remarque en train d'aider son père à vendre des fleurs, lors de ses repérages dans les rues de Rome. La scène finale dans laquelle Antonio et Bruno s'éloignent de la caméra en marchant main dans la main est un hommage à de nombreux films de Charlie Chaplin qui est un des réalisateurs préférés de De Sica3.
Parallèlement, il prend des contacts à Hollywood, et notamment avec le producteur David Selznick qui, s'étant déclaré intéressé, veut imposer Cary Grant dans le rôle d’Antonio Ricci. Le réalisateur trouve finalement les moyens nécessaires en Italie et tourne dans les rues de Rome avec des acteurs non professionnels.

Traduction du titre

Les pluriels de ladri et de biciclette dans le titre original étaient particulièrement signifiants : loin de s'en tenir à décrire le parcours d'un seul voleur de bicyclette, le film dressait symboliquement le constat plus global du marasme social de cette Italie d'après-guerre. La question sous-jacente posée par le titre était donc : « l'Italie n'est-elle plus peuplée que de voleurs de bicyclettes ? », une nuance perdue dans la traduction française.[réf. souhaitée]

Commentaires

En cette période d’après-guerre, le néoréalisme s’impose dans une Italie vaincue. Le Voleur de bicyclette, au même titre que Rome, ville ouverte de Roberto Rossellini, est emblématique d’un cinéma qui se veut plus proche de la réalité : tournages en extérieur dans des décors naturels, lumières naturelles, acteurs non professionnels. Consacré à la pauvreté, au chômage et à la vie dans les banlieues populaires, on a parfois conféré à ce film une valeur quasi documentaire.
À sa sortie en Italie, il suscite une polémique, les communistes lui reprochant de n’être qu’une peinture de la vie des classes les plus pauvres sans apporter de propositions, et d’autres lui reprochant son misérabilisme[réf. nécessaire]. Le film connaît un grand succès international. Woody Allen le considère comme le plus beau film de l'histoire du cinéma4.

Récompenses



jeudi 24 novembre 2016

Jeudi 24 novembre 2016 au Colisée  de Mascara  à 18h00



Projection du film "Innocent"




Drame, Guerre de Nationalités Américano, Mexicaine

De Luis Mandoki
Avec Carlos Padilla, Léonor Varela, Xuna Primus .


Synopsis :
Inspiré par l’histoire vraie du scénariste Oscar Torres, ce film relate l’histoire d’un enfant de 11 ans, Chava, au Salvador dans les années 80. Le pays est agité par des tensions internes et les forces armées gouvernementales sont en lutte contre les rebelles du FMLN. L’armée enrôle dans ses troupes des enfants dès l’âge de 12 ans. Pour Chava, il reste un an avant de devenir à son tour un soldat.

Critique du Film

En 1980, la guerre civile au Salvador fait rage entre l’armée salvadorienne et les guérillas composées essentiellement de paysans. Les batailles rangées se déroulent au cœur des villages d’occupants prient entre deux feux, et dont les morts se comptèrent par milliers. Vivant dans des maisons construites avec du bois et des tôles de fer, ils étaient soumis à un couvre-feu strict, s’endormant aux sons des tirs de nuit. Dans ce climat terrible, Chava vit avec sa mère Kella (Leonor Varela) une couturière, sa sœur et son frère cadet. Lorsque la guerre a débuté, son père s’est enfui aux États-Unis, et depuis lors, Chava est devenu l’homme de la maison. Dans un corps d’enfant, le petit Chava mûri plus vite prenant sous son aile la sécurité et la charge de sa famille. Alors que sa mère est au travail en ville, la maison est prise dans le feu nourri. Chava parvient alors à sauver son frère et sa soeur des coups de feu déchirant l’air et les murs de leur maison balbutiante. Quand elle rentre ce jour-là, Kella décide de travailler de sa maison avec sa propre machine à coudre. À l’école, Chava devient le petit ami de Cristina et décroche un emploi à temps partiel sur un bus. Fier de donner l’argent à sa mère, ce petit quotidien ne tient qu’à la fréquence des accrochages dans la ville.

Innocent
 est un film sur l’innocence brisée de milliers d’enfants. En lieu et place de jouer aux bords de l’eau, à la balle au travers d’une rue ou de manger des bonbons accompagnés de la fille de leur rêve, ils rentrent de l’école en évitant les balles d’armes automatiques, passent au-dessus des morts gisant dans les forêts avoisinantes. Mais le quotidien de ces enfants est ce stress du service de l’armée, qui oblige tout enfant de plus de quand douze ans à être enrôlé de force.
La puissance d’Innocent réside dans sa description impitoyable de la vie des enfants et des femmes dans cette guerre sanglante du Salvador dans les années 1980. Prenant le point de vue platonique d’un petit garçon angélique, Luis Mandoki (Une bouteille à la mer, Angel Eyes) se repose beaucoup trop sur une dramaturgie superficielle à base d’envolées musicales et de gros plans sur Chava, les yeux mouillés emplis d’une terreur bluffante. Basé sur la vie du co-scénariste du film, Chava n’est autre qu’Oscar Torres, acteur américain, qui à travers ce scénario, a souhaité retranscrire son histoire poignante. Mais outre son histoire, les deux scénaristes ont voulu mettre à travers ce film l’accent sur le recrutement d’enfant dans ces conflits. Actuellement, plus de 300.000 enfants servent dans les armées de plus de 40 pays.

Long parfois même ennuyeux par la multiplication de séquences inutiles,
 Innocent reste tout de même un beau témoignage sur l’innocence perdue d’enfants impliqués dans un conflit oublié ou méconnu.Mais ces agissements et le déroulement du conflit ne quitteront jamais les simples yeux de Chava. Notre vision se limitant à ce qui est vu et compris par le jeune garçon. Le conflit en lui-même n’est jamais réellement expliqué dans ses complexités historiques ou sociales. Car les affrontements remontent à plus de 20 ans et se sont presque déroulés dans une discrétion innommable. Peut-être pas l’intention première des deux auteurs, le film fini marquera toute absence de compréhension et donc de réelle empathie. Malgré tous les efforts de Mandoki à nous embarquer dans un mélodrame puissant, on reste constamment en dehors du propos regardant le long-métrage avec une distance froide. Là où Le Tombeau des Lucioles ou Jeux Interdits nous prenait à la gorge et aux tripes faisant couler toutes les larmes de notre corps par cette immersion brutale et intransigeante d’un conflit bien plus proche de nous, Luis Mandoki abuse de subterfuges superficiels pour nous tirer la moindre larmichette. Alors oui, l’identification à ce petit garçon est prenante, la plongée dans son regard perdu entre innocence et cauchemar étant captivant, mais jamais Mandoki, par le biais de sa caméra, nous déchire le ventre par une réalité abjecte.

jeudi 17 novembre 2016

Jeudi 17 novembre 2016 au Colisée  de Mascara  à 18h00



Projection du film "Where to invade next"





Where to Invade Next

n
Where to Invade Next est un film documentaire américain réalisé par Michael Moore, sorti en 2015. Il est présenté au Festival international du film de Toronto en 2015. En Europe, il est présenté à la Berlinale 2016dans la section Berlinale Special1.

Synopsis

Les États-Unis ont toujours fait la guerre pour prendre des richesses aux pays vaincus. Les guerres contre l'Irak et le Vietnam ont été perdues. Et si les Américains, représentés ici par Michael Moore, allaient « envahir » l'Europe pour y « voler » les bonnes idées, plutôt que le pétrole ou l'or...

Fiche technique

Distribution


Jeudi 17 novembre 2016 au Colisée  de Mascara  à 18h00



Projection du film "Where to invade next"





Where to Invade Next

n
Where to Invade Next est un film documentaire américain réalisé par Michael Moore, sorti en 2015. Il est présenté au Festival international du film de Toronto en 2015. En Europe, il est présenté à la Berlinale 2016dans la section Berlinale Special1.

Synopsis

Les États-Unis ont toujours fait la guerre pour prendre des richesses aux pays vaincus. Les guerres contre l'Irak et le Vietnam ont été perdues. Et si les Américains, représentés ici par Michael Moore, allaient « envahir » l'Europe pour y « voler » les bonnes idées, plutôt que le pétrole ou l'or...

Fiche technique

Distribution