jeudi 10 décembre 2015

Jeudi 10 décembre 2015 au Colisée  de Mascara  à 18h00
 

  Projection du film 
 

 "Blade Runner"






S’il n’y avait que deux films a retenir, en matière de cinéma SF, ce serait sans aucun doute « 2001 : l’odyssée de l’espace" et « Blade Runner". En donnant au roman de Philip K. DICK un réalisme délabré, au moyen d’images tour à tour sombres ou éblouissantes, sur un rythme lent, presque hypnotique, Ridley SCOTT a signé un classique profondément émouvant, aux images inoubliables.
Distribution : Harrison Ford, Rutger Hauer, Sean Young, Daryl Hannah, M. Emmet Walsh, Edward James Olmos, Joe Turkel, Brion James, Joanna Cassidy...
d’après  « Do Androids Dream Of Electric Sheeps ? » [1966] de Philip K. Dick


RÉSUMÉ :
En 2019, les réplicants, ces droïdes utilisés par les humains pour accomplir les travaux ingrats ou difficiles, se sont révoltés. Ils sont désormais interdits sur Terre et un service de police particulier a pour tâche de les éliminer.

Rick Deckard appartient à ce service, il est un Blade Runner. Il se voit confier la mission de procéder au "retrait" de réplicants évadés d’une colonie spatiale. Quatre d’entre eux sont quelques part dans Los Angeles, c’est une quasi-certitude puisque que le cinquième fuyard a été "grillé" par les systèmes de contrôle du siège de la Tyrell Corporation, la puissante société qui les a conçu.

En fait, les réplicants sont en quête du moyen de prolonger leur existence : en "usine", ils sont programmés pour une durée de vie d’environ quatre ans au plus.
Plus forts physiquement que l’homme, ils sont des adversaires d’autant plus redoutables que rien ne les distingue extérieurement des êtres humains. La seule façon de les reconnaître est leur manque d’affectivité : ils ne ressentent pas d’émotion devant la mort.
Pour répérer les réplicants, il existe un test d’empathie, baptisé Voight-Kampff. Le Test V.K. mesure le poul et la dilatation des pupilles tandis que le sujet subit un questionnaire censé provoquer des réactions émotionnelles.

Sa mission d’exterminateur rend Rick Deckard de plus en plus impitoyable, de moins en moins humain ; à l’opposé, face à lui, les réplicants font preuve de plus en plus d’empathie, de sensibilité et même de sens moral.
La rencontre de Deckard avec Rachael, réplicante expérimentale employée par Tyrell lui-même, et la liaison qui commence entre eux, oblige le policier à revoir son système de valeur. Être humain est-il simplement une question de génétique ?
L’affrontement final avec Roy Batty, le leader réplicant, est l’apogée de cette remise en cause - et le prélude à la découverte par Deckard de sa propre nature : il est sans doute un réplicant lui-aussi.

LA TUMULTUEUSE HISTOIRE DE BLADE RUNNER

L’adaptation cinématographique de la nouvelle de P.K. DICK ne s’est pas faite sans mal : au menu de qui allait devenir un film-culte, dépassement de budget, retards de tournage, mésentente entre réalisateur, acteurs et producteurs... et flop commercial.

L’acteur Hampton Fancher acquiert les droits dès 1978, pour peu d’argent. Le producteur Michael Deeley [1] est séduit par son script et décide de monter le film. Il faut dire que la SF est en vogue au cinéma, après le succès de la saga Star Wars et du Alien de Ridley Scott.

Mettant toutes les chances de son côté, Deeley obtient de Ridley Scott qu’il réalise le film [celui-ci abandonnant finalement le « Dune » qu’il avait entrepris, au profit de David Lynch.] Mais le réalisateur demande une réécriture du script. Fancher pondra une douzaine de versions... avant de baisser les bras. David Webb Peoples reprend le script, et réussit à convaincre Scott - qui n’a jamais lu le roman de Dick et souhaitait s’en détacher davantage.


Pour des raisons de budget, le décor prévu [une ville glaciale dans la tourmente] devient celui d’une cité sombre, nocturne et battue par la pluie. La principale exigence de Ridley Scott au niveau visuel est la crédibilité : usure des bâtiments, cohues sur les trottoirs, invasion publicitaire, costumes réalistes [qui rappelle la mode des années 30], tout doit concourrir à rendre plausible sa vision de L.A. dans un futur proche. La SF de R. Scott sera crasseuse pour être réelle, réelle pour permettre aux interrogations morales et philosophiques d’avoir toute leur place.
Les bande-dessinées de Mœbius [graphiste sur Alien] ont clairement influencée la vision du réalisateur, lui-même dessinateur. Le travail du designer Syd Mead permet de créer un environnement adéquat : le véhicule utilisé par Deckard ressemble à une voiture de police volante.

Malgré un budget limité, le maître des effets spéciaux Douglas Trumbull [2] donne vie à ce futur fatigué, avec des vitres peintes, de grandes maquettes soignées dans le détail et une gestion magistrale de la lumière dans des amosphères épaisses et poisseuses.

Le tournage commence en avril 1981 et dès le début la tension est perceptible sur le plateau : Ridley Scott se montre exigeant et pointilleux, modifiant chaque jour le décor, imposant des horaires interminables aux équipes techniques et délaissant les acteurs.
Autre source de désaccord : Scott désire que Deckard découvre finallement qu’il est, lui-même, un réplicant - ce qui prolonge la question de fond posée par le film : qu’est-ce qu’être humain ? L’ennui c’est que cette idée déplaît à l’acteur Harrisson Ford, qui préfèrerait un héros plus positif. En rogne, l’acteur se fait mutique sur tout le tournage.

Un peu plus de quatre mois de tournage plus tard, le film fait l’objet de projections-test : la Warner est bien décidé à faire un carton avec ce film qui lui a coûté 20 millions de $. Et là, catastrophe : les retours des spectateurs sont très négatifs. Sont en cause l’atmosphère sombre et moite du film, une intrigue jugée compliquée et l’absence de happy-end.
La Warner exige de Ridley Scott qu’il retourne en montage... il est obligé de s’y plier. Le film est complètement transformé : l’intrigue est simplifiée, la voix off de Harrison Ford accompagne le spectateur, la fin est souriante : Deckard - qui n’est plus un réplicant - s’enfuit avec Rachael vers un soleil radieux.

De nouvelles projections-test s’avèrent cette fois concluantes, et le film sort sur les écrans américains le 25 juin 1982. Mais le succès ne sera pas au rendez-vous : avec 15 millions de $ de recettes, le film est un flop, boudé par le public, facilement distancé dans les salles par le « E.T. » de Steven Spielberg, et, au final, totalement absent aux Oscars.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là...

Voila qu’en 1989 la version originale de « Blade Runner » est mystérieusement exhumée... et fait un tabac dans les festivals où elle est présentée ! Le phénomène est tel que la Warner finit par se laisser convaincre par l’idée d’une ressortie du film après remontage. C’est ainsi qu’en septembre 1992, dix ans après sa sortie, « Blade runner » revient sur les écrans, dans une version labellisée director’s cut


Ridley Scott n’a pas eu le champ totalement libre, mais il a pu se rapprocher de la version originale du film :

il a retiré toutes les voix off de Deckard : cela rend le film moins bêtement explicite et restitue la lenteur hypnotique de certains plans, uniquement portés par la musique de Vangelis.
il a coupé le happy end qui faisaient s’éloigner dans le soleil couchant Deckard et Rachael.
il a supprimé les scènes les plus violentes qui étaient présentes dans la version européenne du film.
il a ajouté un plan de 12 secondes, le fameux plan de la licorne : alors que Deckard, au piano, contemple de vieilles photos, il a la vision onirique d’une licorne d’une blancheur laiteuse dans une forêt. Cette licorne réapparaît, sous la forme d’un pliage laissée par Gaff, à la fin du film. Découvert par Deckard, ce pliage lui remet en mémoire les paroles de Gaff, prononcées à propos de Rachael : "Dommage qu’elle doive mourir, mais c’est notre lot à tous !". Ce simple plan de licorne, qui pourrait donc être un implant davantage qu’un rêve, vient renforcer le questionnement autour de la nature réplicante de Deckard.
Cette deuxième version du film remporte un vif succès en salle. « Blade runner », déjà film-culte, devient un classique de la SF. mais l’histoire ne s’arrête toujours pas là...

Car les fans du film ont fini par savoir qu’en réalité de nombreuses scènes filmées, et présentes dans la version originale, ne se trouvent pas dans la version Director’s cut de 1992. On évoque en particulier deux scènes lors desquelles Deckard rend visite à son collègue Holden à l’hopital.

Un vrai Director’s cut sortira-t-il un jour en DVD ? La rumeur voulait que Ridley Scott se remettre au travail pour le vingtième anniversaire du film, mais 2002 est passé sans que « Blade Runner » refasse surface. Des soucis techniques et des désaccords entre ayants-droits rendent le projet assez compliqués à réaliser, mais les fans n’ont pas cessé d’espérer...



L’ADAPTATION :

Dans son scénario, Hampton Fancher a simplifié l’intrigue sur de nombreux points, beaucoup trop au goût des puristes. Mais il a réussi un film cohérent, mélancolique malgré la dominante "action", et, en cela, respectueux de l’esprit du livre.
Philip K. Dick, qui est décédé quelques mois avant que le film soit achevé, eut le temps d’en lire le script et de visiter quelques plateaux. Il en revint, à l’époque, très enthousiaste.

Les principales différences entre le film et le livre :

le film situait l’histoire en 2019 à Los Angeles, quand le roman, signé en 1966, parlait de 1992 et de San Francisco.
le personnage de Rick Deckard n’est pas marié dans le film, ce qui permet à sa relation avec Rachael de naître plus simplement. Dans le roman, Deckard est marié.
dans le film, les personnages de Rachael et Pris sont distincts physiquement [interprétés par deux actrices] alors que dans le roman, elles sont deux modèles de réplicants similaires physiquement, ce qui introduit une ambiguïté supplémentaire dans la mission de Deckard.
seul le film utilise les termes "blade runner" et "réplicants". Le roman parle simplement de "andy" pour "androïdes" et ne donne pas de nom particulier au service qui emploie Deckard.
le film ne mentionne ni les retombées radiocatives qui accablent la Terre, ni l’orgue émotionnel, ni la boite d’empathie.
La bande-originale du film, qui même synthétiseur et musique classique, est signée Vangelis, qui avait reçu l’Oscar de la Meilleure Musique de Film un an auparavant pour Les Chariots de feu [1981] de Hugh Hudson.


LES SYMBOLES DANS « BLADE RUNNER » :
Ridley Scott a su donner de la profondeur à son film en utilisant une symbolique visuelle très forte autour de deux éléments récurrents dans le film, les yeux et les animaux.
- Les yeux : Parmi les premières images du film figure un plan très serré d’un oeil, dans lequel se reflète l’horizon nocturne, les pyramides Tyrell et les lumières de la mégalopole. A qui appartient cet oeil ? Cela n’est pas dit. En conséquence, cet oeil devient "l’oeil" humain, le signe de sa conscience, de sa solitude aussi face à l’ample mégalopole sombre. Un symbole qui revient dans de nombreuses scènes.
C’est sur la pupille des réplicants que se focalise l’appareil utilisé pour le test d’empathie de Voight-Kampff. La dilatation de la pupille trahit les émotions du sujet face aux questions posées. L’oeil ne peut mentir, il est bien le miroir de l’âme : à travers lui, on perce l’être à jour.
Chew, le généticien asiatique auquel Roy et Leon, les deux réplicants, rendent visite dans son laboratoire réfrigéré, est le créateur de leurs yeux synthétiques, qui leur donnent la vue mais peuvent aussi les trahir.
Des reflets rouges fugaces révèlent, dans plusieurs plans du film, la réalité factice des réplicants. Un reflet rouge identique trahit le hibou artificiel perché dans les appartements de Tyrell. Mais Deckard lui aussi renvoie dans un plan rapide un reflet peu naturel.
Tyrell, enfin, portent des lunettes aux verres énormes qui semblent accréditer sa toute-puissance. Et lors de la confrontation avec Roy, sa créature, le réplicant l’assassine en prennant sa tête entre ses deux mains pour enfoncer ses pouces dans ses orbites. "If only you could see what I’ve seen with your eyes." dit-il.
- Les animaux : Dans le roman de Philip K. Dick, la disparition des animaux est la conséquence de la guerre nucléaire et de la pollution de la planète. Dans le film, la rareté des animaux est soulignée par des allusions : ainsi, à une question de Deckard à propos de son serpent, Zora réplique « Si j’avais les moyens de m’en offrir un vrai, je ne serai pas là ».
Mais la symbolique animale permet aussi d’enrichir la caractérisation de certains personnages :
Tyrell possède un hibou, animal auquel est traditionnellement associée une certaine sagesse - mais qui ne voit que la nuit.
Leon est associé à une tortue : l’animal est mentionné dans le test de V.K. auquel il est soumis au début du film.
Le maquillage de Pris [visage blanc, noir très épais autour des yeux] lui donne des airs de chat ou de raton-laveur.
Zora est associée à son serpent. Ce sont d’ailleurs les écailles synthétiques du reptile qui la trahissent. Elle se montre aussi agile et dangereuse que lui.
Roy Batty hurle comme un loup lorsque qu’il apprend la mort de Pris. A la fin du film, en revanche, il est accompagné de colombes blanches, symboles de pureté.

Le choc visuel de Blade Runner n’a rien perdu de son efficacité 20 ans après sa sortie - ce qui est exceptionnel pour un film de genre.
S’il est devenu un film culte et une référence du cinéma de SF c’est aussi parce qu’il est le premier film de SF réaliste... à une époque ou science-fiction ce disait Star Wars sur grand écran. Les dialogues sont allusifs, les personnages ambigüs, les décors décrépits, plongés dans une nuit pluvieuse zébrée par les néons commerciaux, loin des cités-du-futur lisses et aseptisées souvent présentées au cinéma.
Los Angeles en 2019 est enfin crédible dans toute son humanité paumée.
Inoubliable : la scène d’ouverture, lent survol nocturne de Los Angeles, approche en lévitation de l’impressionnante pyramide de Tyrell Corp., entre les flammes des cheminées industrielles... Blade Runner possède une beauté crépusculaire indépassable.


jeudi 3 décembre 2015

Jeudi 3 décembre 2015 au Colisée  de Mascara  à 18h00
 

  Projection du film 
 

 "Une merveilleuse histoire du temps"

 


Une merveilleuse histoire du temps ou La Théorie de l'univers au Québec (The Theory of Everything) est un film biographique britannique réalisé par James Marsh, sorti en 2014. Il narre la vie du physicien et cosmologiste Stephen Hawking, en particulier sa jeunesse.

Il s'agit de l'adaptation par Anthony McCarten des mémoires Travelling to Infinity: My Life with Stephen écrites en 2008 par la première femme de Hawking, Jane Wilde.

Le titre en français fait référence à l'ouvrage phare de vulgarisation écrit par Hawking en 1988, Une brève histoire du temps. Le titre en anglais, The Theory of Everything, est un clin d'œil à ce que les physiciens appellent la théorie du tout qui unifierait hypothétiquement l'ensemble des règles de la physique moderne, notamment les théories sur la gravitation (l'infiniment grand) avec celles de la physique quantique (l'infiniment petit).

Présenté au festival international du film de Toronto 2014, le film a depuis reçu de nombreuses distinctions, récompensant notamment les interprétations des deux acteurs principaux, Eddie Redmayne et Felicity Jones. Il est nommé à cinq Oscars, dont celui du meilleur film.

Synopsis

Le film narre la première partie de la vie du physicien théoricien Stephen Hawking, sa rencontre avec sa première épouse, Jane, ses premières découvertes, son doctorat et ses succès en physique cosmologiste, et son diagnostic de sclérose latérale amyotrophique, une maladie neurodégénérative touchant les neurones moteurs mais épargnant les fonctions cognitives.

Résumé détaillé

En 1963, Stephen Hawking (Eddie Redmayne) étudie l'astrophysique à l'université de Cambridge et fait la rencontre d'une étudiante en lettres, Jane Wilde (Felicity Jones). Alors qu'il excelle en mathématiques et en physique, il n'a pas encore définit le sujet de sa thèse, ce qui préoccupe ses amis et professeurs. C'est en assistant à une conférence du mathématicien Roger Penrose sur les trous noirs qu'il comprend que ces derniers pourraient jouer un rôle dans la naissance de l'univers, et décide d'entreprendre sa thèse sur le temps.

Alors qu'il continue ses recherches, Stephen voit apparaître des troubles musculaires de plus en plus nombreux, jusqu'à ce qu'il chute violemment sur la tête. Il apprend qu'il est atteint d'une sclérose latérale amyotrophique, il ne lui reste plus qu'environ deux ans à vivre. Le diagnostic est terrible, Stephen tombe en dépression mais Jane lui confesse son amour. La jeune femme est décidée à combattre la maladie avec lui. Le couple se marie et a un enfant, Robert.

L'état de Stephen se dégrade mais son mariage le pousse à poursuivre sa thèse. Lors de la soutenance, sa théorie d'un trou noir à l'origine de l'univers est jugée brillante. Cependant, il réalise rapidement qu'il ne pourra plus marcher et doit utiliser un fauteuil roulant. Le couple a un second enfant, Lucy. Stephen développe une nouvelle théorie sur la visibilité des trous noirs, qui deviendra l'une de ses plus grandes réalisations et fera de lui un physicien renommé, l'évaporation des trous noirs. Cependant, la situation devient de plus en plus insupportable pour Jane, qui ne parvient pas à concilier ses enfants, la santé de Stephen et sa propre thèse. Sur les conseils de sa mère, elle rejoint la chorale de l'église et y rencontre Jonathan Jones (Charlie Cox). Jane l'emploie pour enseigner le piano à son fils. Jonathan propose son aide au couple et s'attache rapidement à la famille.

Jane est enceinte d'un troisième enfant, Timothy, mais les parents de Stephen voit d'un mauvais œil la situation. Ils soupçonnent Jonathan d'être le père de cet enfant. Celui-ci surprend la conversation entre Jane et la mère de Stephen. Jane rejoint alors Jonathan et ils s'avouent les sentiments qu'ils ressentent l'un pour l'autre. Jonathan décide de s'éloigner de la famille mais Stephen lui demande son aide. Alors que Jane et Jonathan emmènent les enfants faire du camping, Stephen est invité à un concert à Bordeaux, où il contracte une pneumonie. Jane le rejoint à l'hôpital et accepte une trachéotomie, opération nécessaire mais qui le laissera incapable de parler.

Remis de son opération, Stephen apprend à s'exprimer avec un tableau et rencontre Elaine Mason (Maxine Peake), sa nouvelle infirmière de qui il tombera amoureux. Il reçoit rapidement un dispositif lui permettant d'écrire sur un ordinateur avec un commutateur dans sa main, tandis qu'un synthétiseur vocal parle pour lui, lisant ce qu'il vient de taper. Il décide alors d'écrire un livre, Une brève histoire du temps, ouvrage qui connaîtra un grand succès.

Stephen annonce à Jane qu'il a été invité aux États-Unis pour une conférence et qu'il partira avec Elaine. Le couple se sépare et Jane rejoint Jonathan. À cette conférence, Stephen prononce un remarquable discours sur l'activité humaine, la vie et l'espoir, alors qu'il se souvient à quel point sa maladie l'a affecté, en voyant un stylo tombé au sol qu'il ne peut ramasser.

Fait commandeur de l'ordre de l'Empire britannique, il invite Jane à rencontrer la reine. Dans les jardins du Palais de Buckingham, Stephen, Jane et leurs trois enfants sont réunis. Un retour en arrière dans le temps montre tous les événements vécus par le couple depuis leur première rencontre en 1963.

Fiche technique

    Titre original : The Theory of Everything
    Titre français : Une merveilleuse histoire du temps
    Titre québécois : La Théorie de l'univers
    Réalisation : James Marsh
    Scénario : Anthony McCarten, d'après Travelling to Infinity: My Life with Stephen de Jane Wilde Hawking
    Direction artistique : John Paul Kelly
    Costumes : Steven Noble
    Montage : Jinx Godfrey
    Musique : Jóhann Jóhannsson
    Photographie : Benoît Delhomme
   
 
 
Distribution

    Eddie Redmayne (VF : Théo Frilet et VQ : Xavier Dolan-Tadros) : Stephen Hawking
    Felicity Jones (VF : Capucine Delaby et VQ : Rachel Graton) : Jane Wilde Hawking
    Charlie Cox (VF : Gilduin Tissier et VQ : Nicolas Charbonneaux-Collombet) : Jonathan Jones
    Emily Watson (VF : Sabine Héraud) : Beryl Wilde
    Simon McBurney (VF : Yann Guillemot et VQ : François Sasseville) : Frank Hawking
    David Thewlis (VF : Bernard Gabay et VQ : Marc-André Bélanger) : Dennis Sciama
    Maxine Peake (VF : Vanina Pradier) : Elaine Mason
    Harry Lloyd (VF : Alexis Ballestros et VQ : Patrice Dubois) : Brian
    Guy Oliver-Watts : George Wilde
    Abigail Cruttenden : Isobel Hawking
    Charlotte Hope : Phillipa Hawking
    Lucy Chappell (VF : Nathalie Duverne) : Mary Hawking
    Christian McKay (VF : Mathias Kozlowski) : Roger Penrose
    Enzo Cilenti : Kip Thorne
    Georg Nikoloff : Isaak Khalatnikov
    Alice Orr-Ewing : Diana King
    Frank Lebœuf : un médecin
    ainsi que la voix artificielle de Stephen Hawking

Production
Développement

La genèse du film s'étend sur une dizaine d'années. Anthony McCarten, scénariste et producteur, voue un intérêt particulier au travail du professeur Hawking, notamment à l'écriture de son ouvrage phare Une brève histoire du temps de 19886. En 2004, après la lecture des mémoires Travelling to Infinity: My Life with Stephen écrites par Jane Wilde Hawking sur son mariage avec Stephen, il envisage une adaptation du livre et en entreprend l'écriture. En 2009, il rencontre la productrice Lisa Bruce qui adhère au projet7. Ce n'est que trois ans plus tard que McCarten et Bruce obtiennent l'accord de Jane et Stephen Hawking8.

Tournage

Le tournage du film commença en septembre 2013 au Royaume-Uni, notamment à Cambridge, et dura neuf semaines.

La scène du bal de fin d'année, se déroulant en 1963, est tournée entre le 23 et le 27 septembre 2013 au St John's College (New Court). Stephen Hawking se rendit sur le tournage et échangea quelques mots avec les deux acteurs Eddie Redmayne et Felicity Jones. Il s'agit de la dernière scène tournée en plein air, suivie le jour suivant d'une scène dans un amphithéâtre, le reste du tournage étant réalisé en studios. Le feu d'artifice visible dans cette scène a été conçu par Titanium Fireworks, société qui avait été choisie pour les Jeux olympiques d'été de 2012 à Londres9.


Le compositeur islandais Jóhann Jóhannsson a réalisé la bande originale du film, collaborant pour la première fois avec James Marsh. Le réalisateur l'avait rencontré quelques années auparavant et avait apprécié son travail. Cependant, la production était quelque peu réticente du fait du manque d'expérience de Jóhannsson dans ce domaine11. Néanmoins, il avait déjà été choisi pour composer la musique du thriller acclamé par la critique Prisoners, par exemple12. James Marsh dira du travail du compositeur « Il l'a fait d'une belle manière, avec un mélange original d'instruments. (...) Pour moi, ça a rafraîchit tout le film, c'est une musique superbe et appropriée pour notre film. »11.

La bande originale a été enregistrée en partie aux studios Abbey Road à Londres. L'album est paru le 4 novembre 2014, édité par Back Lot Records13. Celle-ci est nommée entre autres à l'Oscar de la meilleure musique de film et remporte le Golden Globe en 2015.

Plusieurs morceaux, non inclus dans la bande originale, sont utilisés pour différentes scènes. Notamment, le morceau Arrival of the Birds du groupe The Cinematic Orchestra est joué lors de la scène finale qui est un retour en arrière dans le temps jusqu'au moment où Stephen rencontre Jane pour la première fois.


Accueil
Box-office
Dans le monde entier, les recettes du film s'élèvent à environ 122 000 000 US$, dont 36 000 000 US$ aux États-Unis et au Canada et 32 000 000 US$ au Royaume-Uni.
En France, le long-métrage connaît un succès plus limité. Il réalise environ 212 000 entrées, se classant en septième position du box-office français la semaine de sa sortie avec 98 000 entrées .

Accueil critique
Le site Rotten Tomatoes indique un score de 80% d'avis favorables parmi les critiques et une note moyenne de 7,3/10, en accord avec un score de 84% parmi le public. Les critiques s'accordent à dire que le film s'appuie sur le travail de James Marsh à la réalisation et la force des deux personnages principaux. Le long-métrage se voit attribuer un score moyen de 72/100 (« globalement favorable ») par le site Metacritic, basé sur 47 critiques, ainsi qu'une note de 7,7/10 parmi les utilisateurs.

Parmi les critiques positives, Franck Nochi du Monde salue la performance d'Eddie Redmayne dans le rôle de Stephen Hawking : « Ce qu'accomplit Eddie Redmayne est prodigieux. ». De même, Yann Tobin de Positif, évoque « l'ébouriffante interprétation d'Eddie Redmayne » ainsi qu' « une mise en scène dotée d'un certain panache ». En revanche, Clément Ghys de Libération déplore à la fois le jeu d'acteur de Redmayne, affirmant que « l'esprit d’imitation permanente est, sinon lassant, franchement pénible », et une mise en scène trop lisse, évoquant une « fade rom-com » et un « film pétri de bons sentiments et d’un manque fâcheux de réflexions sur la science ». En effet, d'autres critiques regrettent le fait que le film se focalise majoritairement sur la vie sentimentale d'Hawking, traitant trop peu de la nature de ses recherches et de sa carrière en tant que physicien. Dennis Overbye du New York Times écrit ainsi : « Le film ne mérite aucun prix pour sa description superficielle du travail scientifique du docteur Hawking, laissant les spectateurs dans l'ignorance quant aux raisons exactes de sa célébrité. Au lieu de montrer à quel point il a bouleversé les notions d'espace et de temps, il traite des aspects religieux soulevés par son travail (...) ».

Distinctions
Récompenses
  • Festival du film de Hollywood 2014 : Hollywood Breakout Performance Award pour Eddie Redmayne
  • Festival du film Nuits noires de Tallinn 2014 : meilleur acteur pour Eddie Redmayne
  • New York Film Critics Online Awards 2014 : meilleur acteur pour Eddie Redmayne
  • Women Film Critics Circle Awards 2014 : meilleur acteur pour Eddie Redmayne
  • British Academy Film Awards 2015 :
    • Meilleur film britannique
    • Meilleur acteur pour Eddie Redmayne
    • Meilleur scénario adapté pour Anthony McCarten
  • Golden Globes 2015 :
    • Meilleur acteur dans un film dramatique pour Eddie Redmayne
    • Meilleure musique de film pour Jóhann Jóhannsson
  • Saturn Awards 2015 : meilleur film international
  • Screen Actors Guild Awards 2015 : Meilleur acteur pour Eddie Redmayne
  • Oscars du cinéma 2015 : Oscar du meilleur acteur pour Eddie Redmayne
  • David di Donatello 2015 : Meilleur film de l'Union européenne
Nominations et sélections
  • Festival international du film de Toronto 2014 : sélection « Special Presentations »
  • British Academy Film Awards 2015 :
    • Meilleur film britannique
    • Meilleur réalisateur pour James Marsh
    • Meilleure actrice pour Felicity Jones
    • Meilleurs costumes pour Steven Noble
    • Meilleurs maquillages et coiffures pour Jan Sewell
    • Meilleur montage pour Jinx Godfrey
    • Meilleure musique de film pour Jóhann Jóhannsson
  • Critics' Choice Movie Awards 2015 :
    • Meilleur film
    • Meilleur acteur pour Eddie Redmayne
    • Meilleure actrice pour Felicity Jones
    • Meilleur scénario adapté pour Anthony McCarten
    • Meilleure musique de film pour Jóhann Jóhannsson
  • Golden Globes 2015 :
    • Meilleur film dramatique
    • Meilleure actrice dans un film dramatique pour Felicity Jones
  • Oscars du cinéma 2015 :
    • Meilleur film
    • Meilleure actrice pour Felicity Jones
    • Meilleur scénario adapté pour Anthony McCarten
    • Meilleure musique de film pour Jóhann Jóhannsson
  • Satellite Awards 2015 :
    • Meilleur film
    • Meilleur acteur pour Eddie Redmayne
    • Meilleure actrice pour Felicity Jones
    • Meilleur scénario adapté pour Anthony McCarten
    • Meilleure photographie pour Benoît Delhomme
  • Screen Actors Guild Awards 2015 :
    • Meilleure actrice pour Felicity Jones
    • Meilleure distribution


 


 

jeudi 26 novembre 2015

Jeudi 26 novembre  2015 au Colisée  de Mascara  à 18h00

  Projection du film
 "Amadeus"

Amadeus est un film américain de Miloš Forman, sorti en 1984, et repris en 2002 dans une version director's cut rallongée de vingt minutes. Adaptée de la pièce de théâtre éponyme de Peter Shaffer, qui signe également le scénario du film, l’histoire s'inspire librement d'une courte pièce de Pouchkine, Mozart et Salieri (1830).
Le film fut nommé pour 53 prix et en reçut 40, dont huit Oscars (incluant l’Oscar du meilleur film), quatre British Academy Film Awards, quatre Golden Globes, et un DGA Award. En 1998, l’American Film Institute a classé Amadeus 53e sur son top 100 des films.

Résumé

Vienne, novembre 1823. Au cœur de la nuit, un vieil homme égaré clame cette confession : « Pardonne, Mozart, pardonne à ton assassin ! ». Sa chambre étant verrouillée, ses serviteurs tentent de l’allécher avec des friandises mais n’entendent que des sons étouffés suivis d’un cri tranchant. La porte enfoncée, ils se trouvent nez à nez avec le vieillard noyé de sang. Cet homme est Antonio Salieri, jadis musicien réputé et compositeur de la Cour.

Dès l’enfance, il s’est voué tout entier au service de Dieu, s’engageant à le célébrer par sa musique au prix d’un incessant labeur et de sa chasteté. Pour prix de ses sacrifices, il réclame la gloire éternelle. C’est alors que le monde entend parler d’un garçon du nom de Wolfgang Amadeus Mozart, guidé à travers toute l’Europe par son père Leopold. Son brio enchante les plus hautes sommités. En revanche, Salieri est déçu par son propre père, qui méprise ses ambitions musicales ; sa mort accidentelle permettra à son fils d’entamer une carrière au faîte de laquelle on le nomme compositeur de la cour de l’empereur mélomane Joseph II. Son talent lui vaut durant quelques années les plus hautes distinctions.

En 1781 cependant, un jeune homme fait irruption à Vienne, précédé d’une flatteuse réputation, mais sans grande éducation. Mozart est en voie de devenir le plus grand compositeur du siècle. Quand on a du talent mais qu’on est confronté au génie, comment survivre ? Comprenant la menace que représente le jeune Mozart, Salieri essaie de l’évincer tout en l’approchant pour savoir pourquoi il est si doué.

Fiche technique

Réalisation : Miloš Forman
Scénario : Peter Shaffer d'après sa pièce de théâtre
Musique : Wolfgang Amadeus Mozart, Johann Sebastian Bach, Antonio Salieri
Coordinateur de la musique : John Strauss
Décors : Patrizia von Brandenstein
Costumes : Theodor Pistek
Photographie : Miroslav Ondříček

Distribution : 
F. Murray Abraham : Antonio Salieri
Tom Hulce : Wolfgang Amadeus Mozart
Elizabeth Berridge  : Constanze Mozart
Simon Callow  : Emanuel Schikaneder
Roy Dotrice  : Leopold Mozart
Christine Ebersole : Katharina Cavalieri
Jeffrey Jones : l’empereur Joseph II
Charles Kay : Comte Orsini-Rosenberg
Nicholas Kepros  : Hieronymus von Colloredo, prince-archevêque de Salzbourg
Jonathan Moore : Baron Van Swieten
Patrick Hines  : Kappelmeister Bonno
Kenny Baker : le commandeur
John Strauss (en) : le chef d’orchestre
Cynthia Nixon  : Lorl, la servante recrutée par Salieri

Tournage

Quasiment inchangé depuis le XVIIIe siècle, c’est le théâtre baroque Tyl qui fut utilisé pour les séquences d’opéra.
Les prises de vue de l’opéra Don Giovanni ont été filmées sur la scène même où s’est déroulée la première de l’opéra.
Seuls quatre lieux furent tournés en studio : la chambre d’hôpital de Salieri, l’appartement de Mozart, l’escalier et le théâtre de vaudeville. Les autres prises de vue ont été faites en décor naturel. La lumière est entièrement naturelle.
On préféra Prague à Vienne pour le tournage non seulement parce qu’elle offrait moins d’éléments contemporains, mais aussi parce que Forman y a passé une grande partie de sa vie.
Chaque jour avant et pendant le tournage, Tom Hulce passa quatre heures à pratiquer le piano pour avoir l’air plus convaincant.
La musique de Mozart accompagne chaque scène.

Extraits musicaux

Le film comporte beaucoup de passages musicaux représentés sur les scènes viennoises : 
L’Enlèvement au sérail : Acte III, Bassa Selim lebe lange
Les noces de Figaro : Acte I, Cinque... dieci... et Acte IV, Gente, gente, all’armi, all’armi
La Flûte Enchantée : Acte II, Der Hölle Rache
La Flûte Enchantée : Acte II, Ein Mädchen oder Weibchen
Concerto pour piano n° 22 mouvement 3
Sérénade "Gran Partita"
Concerto pour piano n° 15 mouvement 3
Requiem (Introitus, Dies irae, Rex tremendae majestatis, Confutatis, Lacrimosa)
Axur, re d'Ormus de Salieri
Concerto pour piano n° 20 mouvements 1 et 2
Don Giovanni : ossia Il dissoluto punito, K.527 - Overture
Don Giovanni : ossia Il dissoluto punito, K.527 - Prague version 1787 - Act 2 a cenar teco m’invitasti
Symphonie n° 25 mouvement 1
Messe en ut mineur de Mozart, Kyrie, andante moderato

Autour du film 
Dans le Top 100 de l’American Film Institute, ce film était classé à la 53e place sur la liste établie en 1998, ce qui en faisait, selon l’American Film Institute, le 53e meilleur film américain de l’histoire du cinéma1.
F. Murray Abraham s'est vu proposer de jouer dans le film durant le tournage de Scarface. Pensant y tenir un second rôle, l'acteur a tout de suite accepté mais, à sa grande surprise, décrocha le premier rôle, celui de Salieri.
Simon Callow connaissait bien le scénario puisqu'il avait lui-même incarné Mozart dans une représentation de la pièce au Royal National Theatre en 1979.
La scène de la conversation entre Salieri et Constance, dégustant un mamelon de Vénus, a été tournée en plusieurs prises. À chacune d'elle, l'actrice Elizabeth Berridge mangeait un nouveau gâteau et a fini par être malade.
Petite anecdote : la scène de la dictée du Requiem fut en grande partie improvisée, ce qui lui donne un caractère unique. Hulce et Abraham avaient chacun une oreillette qui leur transmettait la musique. À un moment, on a l’impression que Mozart est perdu dans ses pensées, mais Hulce a dit que le son ne venait pas et qu’il oubliait ses répliques, d’où les nombreuses interruptions de Abraham/Salieri qui cherchait à reprendre le fil du scénario.
L’idée du rire si particulier est issue des lettres écrites à son sujet. Dans l’une d’elles, on décrit le rire de l’artiste comme une sorte d’« étourdissement contagieux », dans une autre comme « du métal rayant du verre ».
Le film est parodié dans la série Les Simpson, dans l’épisode En Marge de l'histoire en 2004. Bart joue le rôle de Mozart et Lisa le rôle de Salieri. De même dans un épisode de la série Family Guy. On trouve aussi de nombreuses scènes parodiées dans le treizième épisode de la seconde saison de 30 Rock.

Version longue
 Une version longue director’s cut a été présentée à la Berlinale 2002 puis distribuée internationalement2,3. Cette version présente par ailleurs un personnage totalement absent de la version cinéma : Michael Schlumberg, interprété par Kenneth McMillan. Pour la version française, au lieu de seulement doubler les passages inédits, il fut décidé de redoubler entièrement le film, et seuls Luq Hamet et Claude Giraud ont repris leurs places sur Mozart et Joseph II. On notera que Jean Topart, la voix de Salieri, fut contacté pour ce redoublage mais refusa de refaire ce qu’il avait déjà fait.

Libertés par rapport à la réalité 
Ce film ne doit pas être considéré comme une biographie, mais comme une fiction qui s’inspire librement de l’histoire de Mozart, ce qui explique les quelques différences par rapport aux faits.

Par exemple :

C’est Salieri qui est montré commandant le Requiem à Mozart, or on sait qu’il s’agit du comte Franz de Walsegg ;
Salieri n’était pas présent au moment de la mort de Mozart et ne l’a jamais assisté dans l’écriture de sa messe funèbre ;
Les extraits de L'Enlèvement au sérail et de La Flûte Enchantée sont interprétés en anglais et non en allemand, comme dans la version originale ;
Mozart dirige un orchestre, ce qu’il semble n’avoir jamais fait en réalité, à Vienne du moins, puisqu’il n’avait de titre autre que musicien impérial et pas Konzertmeister, titre qu’il recherchait en vain.
À la fin du film, Mozart meurt au petit matin peu après le retour de sa femme et de son fils. En réalité, il serait mort vers cinq minutes après une heure du matin selon le diagnostique du médecin.
Par contre, le jeu de l’acteur correspond à des traits réels de Mozart : il était petit de taille, il le dit dans la correspondance, « demeuré enfant » selon sa sœur, joyeux et plaisantant sans cesse, assez dur de jugement à l’égard des collègues, peu courtisan selon Grimm, pas à même de gérer sa carrière selon son père, qui le précise dans une lettre qu’il envoie à son fils lors de son installation à Vienne et de la rupture des relations.

Accueil

Le film fut un certain succès en France. Recueillant 51 millions de $ aux USA, il a dépassé 4 585 292 entrées au cinéma en France en 1984.

Il a reçu un accueil critique très favorable, recueillant 95 % de critiques positives, avec une note de 8,6/10 sur Rotten Tomatoes, basé sur 75 avis[réf. nécessaire].

Distinctions

Hulce et Abraham furent tous deux nommés pour l’Oscar et le Golden Globes du meilleur acteur pour le même film. Abraham obtint la plupart des prix, dont l’Oscar et le Golden Globe4.

Récompenses

Oscars du cinéma - 1985 (10 propositions / 8 remportés)
Meilleur film
Meilleur réalisateur : Miloš Forman
Meilleur scénario adapté : Peter Shaffer
Meilleur acteur : F. Murray Abraham
Meilleure direction artistique : Karel Cerny, Patrizia von Brandenstein
Meilleure création de costumes : Theodor Pistek
Meilleur maquillage : Dick Smith, Paul LeBlanc
Meilleur son : Tom Scott, Chris Newman, Mark Berger, Todd Boekelheide
Directors Guild of America Awards - 1985
Meilleur réalisateur : Miloš Forman et son assistant-réalisateur Michael Hausman
César du cinéma - 1985
Meilleur film étranger
Golden Globes - 1985 (5 propositions)
Meilleur réalisateur : Miloš Forman
Meilleur acteur dans un film dramatique : F. Murray Abraham
Meilleur film dramatique
Meilleur scénario : Peter Shaffer
BAFTA Awards - 1986
Meilleure photographie : Miroslav Ondricek
Meilleur montage : Michael Chandler et Nena Danevic
Meilleurs maquillages et coiffures : Dick Smith et Paul LeBlanc
Meilleur son : John Nutt, Christopher Newman et Mark Berger
American Film Institute - 1998
53e dans la liste des 100 Greatest American Movies1
Los Angeles Film Critics Association Awards - 1984
Meilleur film
Meilleur acteur : F. Murray Abraham
Meilleur réalisateur : Miloš Forman
Meilleur scénario : Peter Shaffer
Propositions de récompenses

Oscars du cinéma - 1985
Meilleure photographie : Miroslav Ondricek
Meilleur acteur : Tom Hulce
Meilleur montage : Michael Chandler, Nena Danevic
BAFTA Awards - 1986
Meilleur film
Meilleur acteur : F. Murray Abraham
Meilleur scénario adapté : Peter Shaffer
Meilleurs costumes : Theodor Pistek
Meilleure direction artistique : Patrizia von Brandenstein
Golden Globes - 1985 (5 propositions)
Meilleur acteur dans un film dramatique : Tom Hulce
Meilleur acteur dans un second rôle : Jeffrey Jones