jeudi 10 mars 2016

Jeudi 10 mars 2016 au Colisée  de Mascara  à 18h00

 
  Projection du film  


"Misery 


Misery est un film d'horreur américain réalisé en 1990 par Rob Reiner. C'est l'adaptation du roman du même nom de Stephen King.

Synopsis

Romancier à succès, Paul Sheldon est le créateur de la saga Misery, mais, pour son dernier roman, il a décidé de faire mourir son personnage qui lui a apporté le succès afin de passer à autre chose. Après avoir fini d'écrire son tout nouveau roman, il quitte le chalet où il se ressource. Au volant de sa voiture, une Ford Mustang 1965, sous un blizzard, la visibilité sur la route étant presque nulle, il finit par avoir un accident et est secouru par Annie Wilkes, une infirmière, admiratrice de Misery. Gravement blessé, il est soigné par cette infirmière apparemment bienveillante, qui vit seule dans une maison isolée, mais Paul ne va pas tarder à voir sa convalescence tourner au cauchemar quand Annie, lisant le dernier roman de Misery, découvre que son héroïne préférée est morte. Elle va alors le séquestrer afin qu'il écrive un nouveau livre intitulé Le Retour de Misery, faisant revenir à la vie le personnage que Paul a voulu faire disparaître. Paul va devoir tenter de sortir vivant de cet enfer avant qu'Annie ne commette l'irréparable.

Fiche technique

Distribution

Accueil

Le film a connu le succès commercial, rapportant environ 61 276 000 $ au box-office en Amérique du Nord2 pour un budget de 20 000 000 $. En France, il a réalisé 357 837 entrées3.
Il a reçu un accueil critique favorable, recueillant 88 % de critiques positives, avec une note moyenne de 7,4/10 et sur la base de 52 critiques collectées, sur le site agrégateur de critiquesRotten Tomatoes4.

Distinctions

Récompenses

Nominations

  • Cinq nominations aux Saturn Awards en 1992 (meilleur film d'horreur, meilleur acteur, meilleure actrice, meilleur scénario et meilleur second rôle féminin).

Autour du film

  • Rob Reiner tourne pour la seconde fois une adaptation d'un roman de Stephen King : en 1986, Reiner a réalisé Stand by Me, adapté d'une nouvelle de King.
  • James Caan a accepté de jouer dans le film sans même avoir lu le livre.
  • C'est le dernier film que Barry Sonnenfeld fait en tant que photographe. Il deviendra par la suite réalisateur et tournera entre autres La Famille AddamsMen in Black et Wild Wild West.
  • Le passage où Annie Wilkes brise les deux pieds de Paul Sheldon avec une masse a été tourné avec des plans brefs, Reiner ne supportant pas ce genre de vision.
  • Une différence notable entre le livre et le film, concernant la fin de l'histoire, lorsque Paul Sheldon brûle le Misery qu'il vient d'écrire. Dans le roman, il met le feu à une pile de feuilles quelconques, et garde son livre pour l'avenir. Dans le film, Sheldon met bel et bien le feu à son roman.
  • Le scénario du deuxième épisode de Profession : critiqueUne liaison dangereuse (Misery), parodie le film.

Scènes marquantes

Les scènes les plus marquantes du film sont :
  • La crise de colère d'Annie dans la chambre de Paul : après avoir appris que le personnage de Misery meurt à la fin du roman, Annie lance un meuble contre le mur pour terroriser Paul.
  • Sorti de sa chambre pendant l'absence d'Annie, Paul découvre dans l'album-souvenir de celle-ci qu'elle a gardé des coupures de journaux relatant une série d'homicides causés par elle-même au cours de sa jeunesse et durant sa carrière d'infirmière.
  • Annie broie les pieds de Paul avec une masse après avoir placé un bloc de bois entre ses chevilles.
  • À la fin du film, une violente bagarre se déroule entre Paul et Annie après que celui-ci a délibérément détruit le manuscrit qu'il venait juste de terminer.

Faux-raccords

Après que Paul a frappé Annie avec la machine à écrire, l'appareil s'est retrouvé à l'envers une fois jeté au sol, mais, lorsqu'Annie tente de se relever, la machine est déjà redressée à sa position normale.

jeudi 3 mars 2016

Jeudi 3 mar 2016 au Colisée  de Mascara  à 18h00

 
  Projection du film  


"Fatima"

Bande annonce

Fatima est un film français (en coproduction avec le Canada) réalisé par Philippe Faucon, sorti en 2015. Il s'inspire de Prière à la lune (2006) et Enfin, je peux marcher seule (2011), deux livres de Fatima Elayoubi1.
Le film remporte le Prix Louis-Delluc en décembre 2015 et le César du meilleur film 2016.

Sommaire

Synopsis

Fatima est une femme issue de l'immigration maghrébine, arrivée en France vers la trentaine avec son mari. Des années plus tard, séparée de celui-ci, elle élève ses deux filles, Souad et Nesrine, en faisant des ménages. Craignant que ses filles de 15 et 18 ans ne connaissent qu'un parcours frustrant et précaire comme le sien, elle tente de les aider du mieux qu'elle peut. Ces dernières, qui ont grandi en France, parlent mieux le français que leur mère et ne comprennent pas très bien l'arabe. Fatima vit difficilement cette séparation par la langue au sein de la société et cette barrière de communication au sein de sa propre famille. Pour pallier cette frustration, elle tient quotidiennement un journal intime dans sa langue natale.
C'est alors que, pendant une longue période d'immobilisation due à un accident du travail, elle décide de se plonger dans ses cours d'alphabétisation et d'apprendre véritablement le français, tout en faisant lire ses manuscrits à son médecin, jeune femme parlant l'arabe.

Fiche technique

Distribution

L'actrice principale, Soria Zeroual.

Projet et réalisation

Le réalisateur Philippe Faucon souhaitait confier le rôle principal à une actrice non-professionnelle, jugeant qu'une véritable comédienne aurait eu du mal à être crédible dans le rôle d'une femme parlant mal le français. Soria Zeroual, femme de ménage algérienne résidant à Givors, a décroché le rôle après s'être présentée au casting un peu par hasard, sur la suggestion de son frère. Sa biographie présente des points communs avec le personnage : arrivée en France en 2002, Soria Zeroual a suivi des cours d'alphabétisation pour parvenir à maîtriser le français2.

Distinctions

Récompenses

Nominations


jeudi 25 février 2016

Jeudi 25 février 2016 au Colisée  de Mascara  à 18h00

 
  Projection du film  


"Le Mur Invisible"



Le Mur invisible (allemand : Die Wand) est un film germano-autrichien écrit et réalisé par Julian Pölsler et sorti en 2012.
Il s'agit de l'adaptation du roman homonyme de l'Autrichienne Marlen Haushofer, publié en 1963.
Il est sélectionné pour représenter l'Autriche aux Oscars du cinéma 2014 dans la catégorie meilleur film en langue étrangère.


Synopsis

Une femme se rend avec des amis dans leur pavillon de chasse dans les Alpes autrichiennes. Seule alors que ses amis sont allés jusqu'au village voisin, la femme découvre rapidement qu'elle est au-delà de tout contact humain à cause d'un mystérieux et invisible mur qui isole la région où elle se trouve. Avec le chien de ses amis comme seul compagnon, deux chats, et une vache et son veau, elle découvre un monde élémentaire où règnent les lois de la nature, et passe ainsi trois années en isolement, apprenant à survivre. Le film se voit comme une ode à la nature et un conte philosophique.

Fiche technique

  • Titre : Le Mur invisible
  • Titre original : Die Wand
  • Titre international : The Wall
  • Réalisation : Julian Pölsler
  • Scénario : Julian Pölsler
  • Photographie : Markus Fraunholz, Martin Gschlacht, Bernhard Keller, Helmut Pirnat, Hans Selikovsky et Richard Wagner
  • Montage : Thomas Kohler et Bettina Mazakarini
  • Production : Wasiliki Bleser, Rainer Kölmel, Antonin Svoboda et Bruno Wagner
  • Sociétés de production : Coop99 Filmproduktion et Starhaus Filmproduktion
  • Pays d’origine : AllemagneAutriche

Distribution

Distinctions

Récompenses

Nominations



Jeudi 18 février 2016 au Colisée  de Mascara  à 18h00

 
  Projection du film  


"Le trésor de la Sierra Madre"




Le Trésor de la Sierra Madre (The Treasure of the Sierra Madre) est un film américain réalisé par John Huston, sorti en1948.



Synopsis

L’action se déroule dans le Mexique des années 1920. Deux aventuriers américains, Dobbs (Humphrey Bogart) et Curtin (Tim Holt) partent à la recherche d’or en compagnie d’un vieux prospecteur nommé Howard (Walter Huston). Malgré les ennuis qu’il pressent, le vieillard accepte tout de même de partir. De façon surprenante, le vieux prospecteur s’avère extrêmement endurant, et surtout il sait comment trouver de l’or dans la très inaccessible Sierra Madre.
Les trois compagnons finissent par découvrir un petit filon et c’est alors que la discorde s’installe entre eux. Avant même de reprendre le chemin du retour à la civilisation, la « fièvre de l’or » s’empare de Dobbs auquel a échu le tiers d’une petite fortune. Sa crainte paranoïaque d’être roulé lui fait perdre d’abord sa confiance en ses deux compagnons puis sa raison lorsqu’il tente de s’emparer de la totalité du trésor, dont il se fait déposséder à son tour par les bandits auxquels le trio avait réussi à échapper précédemment. Les scènes finales qui montrent ce qui advient des trois compagnons, des bandits et de l’or sont d’une ironie inoubliable.

Fiche technique

Distribution

Scénario et contexte historique

Le film s’inspire fidèlement du roman éponyme (paru en allemand en 1927) de B. Traven, un écrivain énigmatique aux idées anarchistes. Aucun écrivain du xxe siècle ne fut autant auréolé de mystère et d’obscurité. Une des rumeurs les plus incongrues concernant son identité est qu’il était le fils illégitime du dernier empereur allemand, Guillaume II. Son identité véritable ne fut pas établie avant 1970.
Dans les années 1920, la violence de la Révolution mexicaine était dans l'ensemble retombée. Toutefois, des bandits en groupes dispersés continuaient à terroriser le pays. Pour les éliminer, le nouveau gouvernement post-révolutionnaire envoyait patrouiller dans les zones reculées une police fédérale efficace mais brutale connue sous le nom deFederales (autrefois appelée Rulales avant 1910). Les étrangers américains, tels que les « prospecteurs » dans cette histoire, couraient un réel danger d’être assassinés par les bandits s’ils croisaient leur chemin. De même les bandits n’avaient guère droit qu’à une « dernière cigarette » s’ils venaient à être capturés par les unités de l’Armée, et devaient même creuser leur propre tombe avant d’être exécutés.
C’est dans ce contexte que les trois « gringos » s’en vont chercher fortune.

Récompenses

Divers

  • Le Trésor de la Sierra Madre fut l’un des premiers films hollywoodiens à être tourné presque entièrement hors des États-Unis, certaines scènes de nuit ont toutefois été tournées en studio.
  • L'action du film débute le 14 février 1925 à Tampico (Mexique). Plus tard, les prospecteurs diront qu'ils doivent rejoindre Durango avec leurs biens.
  • Dobbs et Curtin rencontrent le vieux Howard dans un asile de nuit (flophouse)  : l'Oso Negro (« Ours Noir »).
  • Le billet gagnant de loterie acheté en maugréant par Dobbs coûte 1 peso et 20 centavos.
  • Les revolvers utilisés sont des Smith & Wesson modèle 10. Les carabines à levier sont des Winchester modèle 1892, dont un exemplaire avec un canon octogonal. Les policiers mexicains sont armés de Mauser modèle 1916 à verrou.
  • Un héloderme apparait lors d'une crise de paranoïa de Dobbs : le gros lézard multicolore, à la morsure mortelle, se glisse sous la pierre où Dobbs a dissimulé ses biens (des sacs remplis de poudre d'or). Dobbs arrive alors que Curtin cherche à tuer le lézard, et pensant que son partner est en train de le voler, entre en fureur. Dans l'affrontement qui suit, Curtin, pour effrayer Dobbs, décrit la morsure du monstrùo de Gila, donnant une leçon de sciences naturelles simpliste mais véridique : « il ne lâche pas prise, même si on lui coupe la tête, même quand l'homme est mort », etc.
  • La gigue : en pleine région sauvage, lorsqu'il découvre enfin le placer, alors que Dobbs et Curtin sont épuisés, Old Timer Howard se mêt à danser la gigue. Comme les voleurs de bétail dans Tom Horn, et Ballard (Archie Savage), le cow-boy afro-américain, dans Vera Cruz.
  • Folklore (le tournage des films de Huston n'en a pas manqué...) : lors du casting, l'acteur Walter Huston, alors âgé de 64 ans, demanda à son fils de lui donner un rôle (comme à Jack Holt, le père de Tim Holt). John répond à son père qu'il ne fait pas l'affaire, car il parait trop jeune et trop prospère. Le père enlève alors son dentier, et demande à son fils : « Et comme ça, ça ira ? ».
  • Ce film est l'une des sources cinématographiques de la saga Indiana Jones.
  • Caméos :
    • Le réalisateur John Huston apparaît au début du film dans le rôle d’un riche américain qui se voit sollicité pour des aumônes à plusieurs reprises par son compatriote Dobbs.
    • L’actrice Ann Sheridan apparaît brièvement sous les traits d’une prostituée faisant le trottoir dans la ville de Tampico (ceci est cependant controversé).
    • Le père de Tim Holt, l’acteur Jack Holt, une célébrité du cinéma muet et des premiers westerns parlants fait lui aussi une brève apparition au début du film.
  • L'expression « Stinking badges » : quand les bandits (bandoleros) et leur chef Gold Hat approchent le camp des américains, ils cherchent à se faire passer pour des policiers (Federales). Mais Dobbs, Winchester braquée, leur répond : « Et où sont vos insignes ? ». Furieux, Gold Hat crie (en mauvais anglais) : « Insignes ? On n'a pas d'insignes ! On n'a pas besoin d'insignes. J'ai pas besoin de vous montrer ces saletés d'insignes ! » ( « Badges? We ain't got no badges! We don't need no badges. I don't have to show you any stinkin' badges! »). Cette ligne de dialogue de film (tirée du texte de B. Traven mais expurgée de ses injures hispaniques du 2e degré) est classée 36e sur 100 répliques du cinéma américain par l'American Film Institute (AFI's 100 Years... 100 Movie Quotes). Voir aussi l'article anglais Stinking badges qui liste les utilisations ultérieures, parfois déviantes, de la citation.